Délinquance à Marseille en 2026

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Délinquance à Marseille en 2026 : chiffres officiels, tendances et montée en puissance de la sécurité privée

À retenir

  • Bilan officiel 2025 : délinquance générale en baisse de 4,1% à Marseille, et de 12,7% dans l'hypercentre (préfecture des Bouches-du-Rhône, février 2026)
  • Point noir : les atteintes aux personnes progressent de 3,9% dans le département (violences sexuelles +8,2%, menaces et chantages +9,3%)
  • Narcotrafic : 89 points de deal recensés en 2025 contre 181 en 2021, et 3 770 interpellations pour trafic (+11%)
  • Loi du 13 juin 2025 : plus de 330 mesures administratives en un an dans les Bouches-du-Rhône, dont 51 fermetures de commerces
  • Sécurité privée en hausse : demande toujours soutenue dans 5 quartiers marseillais en 2026
  • Vigilance 13 : partenaire de confiance, 41 ans de métier à sa tête, solutions adaptées aux commerces et résidents

Où en est vraiment la délinquance à Marseille en 2026 ? Le bilan officiel de l'année 2025, présenté par la préfecture des Bouches-du-Rhône début février 2026, confirme la tendance amorcée à l'été 2025 : la délinquance générale recule de 4,1% à Marseille, et même de 12,7% dans l'hypercentre. Mais les atteintes aux personnes, elles, continuent d'augmenter. Derrière ces chiffres contrastés, une ville qui se mobilise : forces de l'ordre renforcées, vidéosurveillance étendue, et recours toujours croissant aux sociétés de sécurité privée dans cinq quartiers clés.

Bilan 2025 : des chiffres qui rassurent, mais un contexte qui reste tendu

Le bilan annuel présenté par le préfet Jacques Witkowski et le procureur de la République de Marseille Nicolas Bessone début février 2026 dresse un tableau contrasté de l'année 2025. Côté positif : les atteintes aux biens reculent de 2,4% dans le département, avec des cambriolages en baisse de 5% et des vols de véhicules en baisse de 7% à Marseille, selon ICI Provence (ex-France Bleu). Dans l'hypercentre, les vols à main armée chutent de 47% et les vols à la tire de 16%, d'après Maritima.

Côté préoccupant : les atteintes aux personnes progressent de 3,9% dans le département. Les violences sexuelles augmentent de 8,2%, les menaces et chantages de 9,3%, et les violences contre les dépositaires de l'autorité publique de 10,5%. Ce paradoxe (moins de vols, plus de violences) confirme un phénomène déjà visible en 2025 : la demande en sécurité privée reste forte, portée par des commerçants et des résidents qui veulent une présence dissuasive au quotidien.

Les chiffres clés du bilan 2025 (présenté en février 2026)

  • Délinquance générale à Marseille : -4,1% (ICI Provence)
  • Délinquance dans l'hypercentre : -12,7% (Maritima)
  • Cambriolages à Marseille : -5% ; vols de véhicules : -7% (ICI Provence)
  • Hypercentre : vols à main armée : -47% ; vols à la tire : -16% (Maritima)
  • Atteintes aux personnes (département) : +3,9% ; violences sexuelles : +8,2% (ICI Provence)
  • Interpellations pour trafic de stupéfiants : 3 770, soit +11% (ICI Provence)
  • Points de deal : 89 en 2025 contre 181 en 2021 (ICI Provence)
  • Cocaïne saisie dans le département : 1 161 kg, soit +254% par rapport à 2024 (Maritima)

Les données nationales de référence sont publiées par le SSMSI dans son bilan « Insécurité et délinquance en 2025 » (ministère de l'Intérieur), dont les bases communales sont disponibles sur data.gouv.fr.

Un dispositif public renforcé qui porte ses fruits en 2026

En 2025, la division centre de Marseille avait bénéficié de l'arrivée de 25 policiers nationaux supplémentaires, intégrés à des brigades spécialisées, ainsi que d'une compagnie de CRS d'environ 60 agents déployée en poste quasi permanent. En 2026, le bilan de cette stratégie de « harcèlement » des points de deal, revendiquée par le préfet et le procureur, est visible dans les chiffres : la délinquance recule de 12,7% dans l'hypercentre et les vols à main armée y chutent de 47%, selon Maritima. Ce dispositif rassure commerçants et riverains qui en avaient assez de vivre dans l'insécurité.

Parallèlement, la vidéosurveillance continue de s'étendre : la Ville de Marseille, qui comptait environ 1 500 caméras en 2020, vise plus de 2 000 caméras d'ici fin 2026, avec 500 nouvelles caméras financées à 80% par l'État dans le cadre du plan « Marseille en grand », d'après Made in Marseille. L'objectif ? Dissuader les délinquants et faciliter les interventions rapides des forces de l'ordre. Une stratégie qui porte ses fruits, mais qui ne suffit pas toujours à couvrir l'ensemble des besoins, notamment la nuit ou dans les zones moins surveillées.

Narcotrafic : moins de morts qu'au pic de 2023, une vigilance toujours de mise

Sur le front du narcotrafic, la tendance de fond reste orientée à la baisse par rapport au pic dramatique de 2023 : cette année-là, les règlements de comptes avaient fait 49 morts. En 2024, ce chiffre était retombé à 24 morts, dont 20 à Marseille, soit une baisse d'environ 60%, selon franceinfo. Pour l'année 2025, la préfecture de police n'a pas communiqué de décompte officiel des tués et blessés liés au narcotrafic lors de son bilan annuel, comme le relève ICI Provence ; nous mettrons cet article à jour dès qu'un chiffre consolidé sera publié. L'année 2025 a par ailleurs été marquée par l'assassinat, le 13 novembre, de Mehdi Kessaci, frère cadet d'un militant marseillais engagé contre le narcotrafic, un drame qui a suscité une vive émotion nationale.

Les indicateurs d'activité policière et judiciaire, eux, sont publics : 3 770 interpellations pour trafic de stupéfiants en 2025 dans le département (+11% sur un an), 89 points de deal recensés contre 181 en 2021, et 1 161 kg de cocaïne saisis (+254% par rapport à 2024). Le trafic n'a pas disparu, mais il est davantage entravé, et les quartiers concernés restent sous pression.

Les 5 quartiers où la sécurité privée monte en puissance

Face à ces enjeux, cinq secteurs marseillais connaissent depuis 2025 une croissance spectaculaire de l'offre en sécurité privée, une tendance qui se confirme en 2026. Agents statiques, maîtres-chiens, rondes nocturnes, surveillance vidéo privative… les solutions se multiplient pour répondre à une demande qui ne cesse d'augmenter.

1. Centre-ville (Belsunce, Noailles, La Canebière)

Historiquement sensible, ce secteur voit fleurir les contrats de sécurité privée. Les commerçants, souvent victimes de vols à l'étalage ou d'incivilités, font appel à des agents pour sécuriser leurs boutiques en journée et assurer des rondes nocturnes. Les résidences demandent aussi des gardiens pour contrôler les accès et limiter les intrusions.

2. Quartiers Nord proches d'Euroméditerranée

Avec le développement du projet Euroméditerranée, la zone gagne en attractivité… et en besoin de sécurisation. Chantiers, nouveaux bureaux, résidences haut de gamme : tous réclament une présence dissuasive. Les sociétés de BTP font massivement appel à la surveillance de nuit pour éviter les vols de matériel.

3. La Belle de Mai

Quartier en pleine mutation, mêlant friches culturelles et nouvelles constructions, La Belle de Mai concentre une forte demande d'agents cynophiles pour les rondes nocturnes. Les résidents s'organisent aussi en collectifs pour financer des prestations de sécurité partagées.

4. Le secteur de Saint-Charles / Porte d'Aix

Zone de transit par excellence (gare Saint-Charles oblige), ce secteur cumule trafics et passages incessants. Hôtels, commerces et bureaux recourent de plus en plus à des agents de sécurité pour filtrer les accès et rassurer la clientèle. La Porte d'Aix, en pleine renaissance urbaine, suit la même tendance.

5. Le secteur Prado et Castellane

Plus au sud, les quartiers commerçants de Castellane et du Prado enregistrent eux aussi une demande accrue. Ici, c'est surtout la protection des boutiques et des parkings qui motive le recours à la sécurité privée. Les agressions et vols de véhicules, bien que moins fréquents qu'ailleurs, inquiètent suffisamment pour justifier un renfort.

Vigilance 13 : votre partenaire sécurité à Marseille

Fort de 41 ans de terrain, notre dirigeant accompagne commerçants, entreprises et collectivités dans la sécurisation de leurs activités. Nos agents sont agréés CNAPS, formés régulièrement et interviennent 24/7 sur l'ensemble des Bouches-du-Rhône.

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La loi du 13 juin 2025 : un premier bilan chiffré après un an d'application

Autre levier d'action : la loi du 13 juin 2025 contre le narcotrafic, qui facilite les fermetures administratives express de commerces liés de près ou de loin aux trafics et permet d'interdire de paraître à certaines personnes ciblées, notamment dans les zones de deal identifiées. Un an après son entrée en vigueur, le premier bilan dressé en juin 2026 par la préfecture de police des Bouches-du-Rhône est significatif : plus de 330 mesures administratives ont été prises, dont 237 interdictions de paraître (91% à Marseille) et 49 procédures d'éviction, selon Les Nouvelles Publications (Mes Infos).

Dans le même temps, plus de 51 commerces (épiceries de nuit, bars, salles de sport, garages) ont été fermés administrativement pour des faits liés au trafic de stupéfiants, au blanchiment ou au recel, et les avoirs criminels saisis dans le département ont bondi à 81 millions d'euros, contre 10 millions un an plus tôt, d'après Maritima. Couplé à la présence policière et privée, ce dispositif juridique vise à « saturer la voie publique » pour rendre la vie impossible aux réseaux criminels.

Commerçants et résidents : un partenariat public-privé qui rassure

Du côté des associations de riverains et des fédérations de commerçants, le bilan est globalement positif. On salue l'effort des pouvoirs publics, tout en soulignant l'importance du recours à la sécurité privée pour combler les manques : surveillance nocturne prolongée, présence dans les zones moins couvertes par la police, réactivité immédiate en cas d'incident.

Cette complémentarité public-privé devient la norme. Les entreprises de sécurité privée, comme Vigilance 13, travaillent main dans la main avec les forces de l'ordre pour transmettre les informations, signaler les comportements suspects et sécuriser durablement les quartiers.

Perspectives 2026 : vers un Marseille plus sûr ?

Le bilan officiel de l'année 2025, confirmé début 2026, montre une tendance encourageante sur les atteintes aux biens et dans l'hypercentre, mais il serait prématuré de crier victoire : les atteintes aux personnes continuent d'augmenter, et le narcotrafic conserve une capacité de nuisance réelle. La baisse de la délinquance demande un effort constant, une présence maintenue, et un engagement collectif. La montée en puissance de la sécurité privée dans les cinq quartiers cités illustre bien cette réalité : les Marseillais ne veulent plus subir, ils veulent agir.

Pour les commerçants, investir dans un agent de sécurité ou des rondes régulières n'est plus un luxe, c'est une nécessité. Pour les résidents, la tranquillité retrouvée passe souvent par ce type de prestations. Et pour la ville, c'est un modèle hybride qui se dessine, où police nationale et acteurs privés collaborent pour un objectif commun : faire de Marseille une ville où il fait bon vivre, travailler et entreprendre.

Sources

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